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Mix Energétique : enseignements 2017 et projection 2050

05 / 12 / 2017
Mix un jour, Mix toujours ? Oui !

Le 29 novembre dernier, les 18èmes Rencontres de l'Energie présidées par les Députés Matthieu Orphelin et Julien Aubert, se déroulaient à la Maison de la Chimie. A cette occasion, le Président de Coénove, Bernard Aulagne a rappelé la nécessité de considérer les gaz renouvelables comme des EnR à part entière dans un mix énergétique qui permette à la France de répondre à tous les besoins du pays, tous usages confondus et à toute heure de l’année.

 

Coénove a dévoilé, lors de cette journée, les résultats de l’étude menée sur l’évolution de la puissance maximum hebdomadaire appelée toutes énergies confondues, sur la période allant du 1er avril 2016 au 31 mars 2017. Si celle-ci confirme la très grande thermosensibilité du mix énergétique français avec un rapport de 1 à 4 entre l’été et l’hiver, elle pointe également sa diversité et le rôle clé joué par le gaz pour faire face aux besoins de pointe.

 

À titre d’exemple le 20 janvier dernier, la France a connu un pic de consommation couvert à 50% par l’énergie gaz tandis que l’électricité, tout mode de production confondu, ne couvrait que 30% des besoins.

 

 

Au-delà de ce constat, l’Association a souhaité faire ce même exercice en se projetant à l’horizon 2050. 
 
Avec des hypothèses très ambitieuses de sobriété et d’efficacité énergétique et un mix électrique faisant la part belle aux EnR électriques, le rapport entre été et hiver passe certes de 1 à 4 à un rapport de 1 à 2 mais le gaz, énergie disponible, stockable et rapidement mobilisable, reste indispensable pour boucler le mix énergétique.

 

Toutefois, pour atteindre pleinement les objectifs de la transition énergétique, il convient de  décarboner le mix énergétique, et donc de décarboner le gaz en encourageant sa transformation vers un gaz de plus en plus renouvelable.
Et cette transformation est déjà à l’œuvre à travers :
la méthanisation et l’objectif inscrit dans la PPE de 8 TWh injectés en 2023,
- la gazéification de la biomasse,
- le power-to-gas, production d’hydrogène ou de méthane de synthèse à partir des excédents de production des EnR électriques, et réponse pertinente à leur stockage inter-saisonnier et à leur utilisation.

 

Comme le montre une étude de l’ADEME pour un mix énergétique 100% renouvelable en 2050, chacune de ces formes de gaz renouvelable présente des externalités positives telles que l’augmentation du revenu agricole, la contribution de la méthanisation à l’économie circulaire, l’emploi local, l’optimisation du fonctionnement des EnR électriques et la complémentarité des réseaux gaz/élec.

 

Ainsi, pour soutenir la 3ème révolution du gaz, Coénove appelle les pouvoirs publics à reconnaître les gaz renouvelables comme des EnR à part entière et à mettre en place une véritable stratégie de développement des gaz renouvelables pour qu’ils représentent non pas 10% tels qu’actuellement inscrits dans la loi, mais 30% de la consommation de gaz dès 2030.