FAQ

Coénove, Association de type « loi 1901 », a été créée en septembre 2014 par des acteurs clés de la filière gaz et gaz renouvelable en France. Elle a vocation à rassembler tous les acteurs industriels, distributeurs d’énergie, organisations professionnelles désireux de se mobiliser aux côtés des parties prenantes pour apporter des solutions innovantes et durables aux défis environnemental, économique et social de la transition énergétique, s’inscrivant dans le sens de l’intérêt général.

Pour connaître la liste complète des membres de Coénove : Qui sommes-nous ?

Coénove est née du constat que la France se doit d’adopter une approche diversifiée et complémentaire des énergies et des solutions pour réussir la transition écologique. Elle défend l’idée d’un mix énergétique pluriel, caractérisé par un usage équilibré des différentes sources de production de l’énergie, au plus près des usagers et des ressources disponibles. Dans ce mix pluriel, l’énergie gaz a un rôle essentiel à jouer, en complémentarité notamment des énergies renouvelables.

 

Dans ce cadre, Coénove souhaite :

  • Proposer aux pouvoirs publics des solutions plurielles et constructives en vue d’atteindre les objectifs de la transition écologique et les accompagner dans l’élaboration des réglementations énergétiques et environnementales ;
  • Sensibiliser les parties prenantes au bienfondé d’un mix énergétique diversifié et complémentaire, indispensable au développement massif des énergies renouvelables ;
  • Promouvoir le rôle majeur de la filière dans la croissance verte en termes de création d’emplois et d’innovations industrielles.

En savoir + sur : Nos objectifs

Coénove s’appuie notamment sur un comité d’experts (Comité Scientifique et Technique) pour asseoir les propositions de l’association. Elle échange et collabore également avec des professionnels, des chercheurs et des consultants d’origines diverses pour élaborer des propositions et apporter des idées nouvelles aux défis de la transition énergétique.

Toute entreprise ou organisation impliquée dans la transition écologique, ou souhaitant s’y impliquer, est susceptible de rejoindre l’association.

 

Plus d'information sur la page : Présentation de l'association

Coénove souhaite accompagner les décideurs et les  professionnels dans la recherche des meilleures solutions pour atteindre les objectifs de la transition énergétique. Pour cela, elle développe un programme de rencontres avec les parties prenantes, participe aux différents débats environnementaux, favorise les échanges et les retours d’expérience de tous les acteurs concernés via l’organisation d’événements. Elle partage également ses réflexions et travaux sous forme de publications et d’outils pédagogiques.

En savoir plus

Le terme « transition » signifie le passage d’un état actuel à un état futur. Appliqué à l’énergie, il s’agit du passage à un nouveau modèle énergétique, vert et durable, permettant de répondre aux deux problématiques environnementales majeures : le changement climatique et la raréfaction progressive des ressources non renouvelables.

 

Par une approche collective et responsable, il convient de mettre au point des pratiques et des technologies innovantes, indispensables pour réduire l’impact environnemental de la production énergétique au niveau planétaire et pour la préservation des générations futures.

 

Dans ce cadre, la France s’est fixée des objectifs élevés dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte publiée au journal officiel le 18 août 2015 : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030, diviser par deux la consommation énergétique finale d’ici 2050, porter à 32% la part des énergies renouvelables (EnR) dans la consommation finale brute d'énergie en 2030 et ramener la part du nucléaire à 50% dans la production d'électricité à l’horizon 2025.

 

Face à ces défis, l’association Coénove souhaite s’engager dans une relation d’échanges et de confiance aux côtés de l’ensemble des parties prenantes et affirmer son rôle majeur pour aboutir à un mix énergétique pluriel et respectueux de l’environnement afin de concrétiser la transition énergétique. 

Un mix énergétique diversifié et équilibré implique tout autant une maîtrise de la demande qu’une diversification de l’offre, mais aussi une adaptation des systèmes de production, transport, stockage et distribution des différentes énergies. L’équation met donc en jeu l’efficacité et la sobriété énergétiques, le développement de sources d’énergie renouvelables à l’aide d’un recours maitrisé et réfléchi aux combustibles conventionnels et à la fission nucléaire.

 

La diversité du patrimoine énergétique français constitue dans ce cadre un atout qui doit être davantage valorisé. L’intérêt de produire un mix d’énergies en France présente deux avantages : réduire la facture énergétique et créer de l’activité sur le territoire.

 

Les solutions pour un mix énergétique pérenne étant plurielles, cela signifie aussi qu’il faut tendre à rapprocher autant que possible les lieux de production d’énergie des lieux de consommation.

Il est nécessaire que le mix énergétique du futur passe davantage par une approche de production locale décentralisée permettant à la fois de sécuriser l’alimentation en énergie, de fournir de l’énergie aux sites isolés ou peu accessibles et d’offrir une solution économique et souple au développement des infrastructures.

 

En définitive, pour réussir la transition énergétique, l’énergie du futur ne pourra être que plurielle.

L'énergie primaire est l'énergie contenue dans les ressources naturelles, avant une éventuelle transformation. Le fioul ou le gaz sont des exemples d'énergie primaire. L'énergie finale est l'énergie utilisée par le consommateur, c'est-à-dire après transformation des ressources naturelles en énergie et après le transport de celle-ci.

 

L'énergie finale est la quantité d'énergie consommée et facturée à son point d’utilisation. L’énergie primaire représente la quantité totale d’énergie nécessaire pour fournir la quantité d’énergie finale consommée par l’utilisateur, c'est-à-dire en rajoutant à cette énergie finale l’énergie nécessaire à sa production et à son transport, en intégrant les notions de rendement de production et les pertes.

 

Des énergies comme le gaz, le pétrole, le bois sont des énergies primaires, car elles sont utilisables sans transformation. L’électricité n’est pas une énergie primaire : elle est obtenue par transformation de ressources naturelles dans des centrales de production avec un rendement moyen inférieur à 40% et doit être acheminée jusqu’aux  lieux d’utilisation (d’où des pertes de transport).

L’énergie primaire est la seule manière de caractériser la quantité de ressources naturelles consommée et prélevée à la planète.

 

En France, le coefficient de conversion pour l’électricité entre énergie primaire et énergie finale est de 2,58. Autrement dit, plus de 60 % de l'énergie primaire est perdue lors de la production et le transport de l'énergie électrique. Ce coefficient est de 1 pour l’ensemble des autres énergies (en l’absence de transformation).

 

Energie finale (Ef) et énergie primaire (Ep) :

1 kWh d’électricité d’énergie finale = 2,58 kWh d’énergie primaire

1 kWh gaz d’énergie finale = 1 kWh d’énergie primaire

 

L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie ne pourra devenir une réalité sans le soutien d’énergies complémentaires. En effet, si les énergies renouvelables offrent de très nombreux avantages, les incertitudes liées à la variabilité de leur production contraignent de plus en plus l’équilibre offre-demande du système électrique. La problématique de l’intermittence ne pourra pas être résolue qu’avec les Smartgrids, encore trop faiblement développés et dont de nombreux verrous technologiques et économiques restent encore à lever.

 

Pour développer tout le potentiel des énergies renouvelables électriques, il sera donc nécessaire de disposer d’une énergie flexible et adaptable, comme le gaz, capable de s’adapter facilement aux aléas de production des énergies renouvelables.

L’énergie gaz présente tous les atouts pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables électriques et assurer l’équilibre entre offre et demande d’électricité. L’énergie gaz est en effet très adaptée aux usages intensifs et saisonniers, car stockable et transportable : elle permet de satisfaire rapidement des appels de puissance élevés, et ainsi d’accompagner efficacement  le développement des ENR.

 

Inversement, en cas de surproduction des énergies renouvelables électriques par rapport aux besoins, le « Power to gas » est  un vecteur prometteur de leur valorisation et de leur stockage. Les réseaux existants de gaz peuvent alors accueillir l’hydrogène ou le méthane ainsi produit et rendent possible leur stockage, leur transport et leur valorisation par mélange avec le gaz, sans investissement supplémentaire dans les infrastructures.

 

Enfin, en bout de chaîne, Le gaz est aussi un vecteur performant du développement des énergies renouvelables dans les usages domestiques de l’énergie : le couplage « gaz + énergie renouvelable » offre ainsi des solutions optimales pour l’utilisateur final en termes de performance énergétique, environnemental et de coût : solaire-gaz pour l’eau chaude sanitaire, chaudière hybride, etc …

La transition énergétique passe par l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments qui représentent 44% de notre consommation finale d’énergie et 25% des émissions nationales de gaz à effet de serre.

 

Les solutions d'amélioration sont aujourd'hui connues et ont déjà fait leurs preuves : travaux d’isolation, remplacement des équipements anciens par des systèmes énergétiques performants et gestion active des équipements pour optimiser les consommations d'énergie.

 

Contrairement à une idée trop souvent répandue, remplacer une vieille chaudière par une chaudière gaz à condensation  ne conduit pas à une surpuissance de son installation de chauffage en cas de travaux d’isolation futurs. En effet, les chaudières gaz à condensation sont modulantes et présentent de ce fait, un meilleur rendement à faible charge, et seront donc plus performantes après d’éventuels travaux d’isolation.

Le marché de la rénovation énergétique est atone car la plupart des ménages français ne sont pas en situation de faire face aux investissements lourds qu’elle représente aujourd’hui et ne savent pas par quelle typologie de travaux de rénovation commencer. Selon l’ADEME, en 2013 le budget moyen par ménage alloué aux travaux est estimé à 4 359 €, bien loin des estimations du coût d’une rénovation globale Dans ces conditions, les Français doivent se concentrer sur la solution offrant le meilleur rapport coût/efficacité. Pour l’année 2016, un Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE) de 30% oriente les travaux vers les chaudières à hautes performances énergétiques (>90% de rendement).

Ainsi, le remplacement des chaudières vétustes par des chaudières performantes gaz, comme les chaudières à condensation permet de réaliser des économies d’énergie qui peuvent atteindre 30 %.

 

C’est une technologie maîtrisée, largement développée chez nos voisins. Or, aujourd’hui en France, elle représente à peine 20 % du parc de chaudières gaz installées. Des économies substantielles sont à portée de main.

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Cette fermentation, appelée aussi méthanisation, se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais il est également possible de provoquer celle-ci artificiellement dans des digesteurs (pour traiter des boues d'épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles, etc.).

 

La méthanisation agricole participe à l’amélioration du bilan environnemental des exploitations aussi bien directement, par le captage des émissions de méthane liées aux effluents d’élevage qu’ indirectement, par la substitution de chaleur, de carburants et d’engrais d’origine fossile producteurs de gaz à effet de serre.

Les perspectives offertes aujourd’hui par le biogaz, gaz 100% renouvelable issu de la dégradation de matières organiques, sont très prometteuses. Energie multi usages et stockable, le biogaz possède de nombreux atouts environnementaux et occupe une place unique parmi les énergies renouvelables. Le biométhane obtenu après épuration du biogaz est 100% miscible avec le gaz naturel et est utilisable dans le réseau de gaz existant sans investissement supplémentaire. 

L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie en pratiquant au maximum leur recyclage.

 

Par exemple, la filière biogaz s’inscrit parfaitement dans la logique de l’économie circulaire en s’appuyant sur le recyclage de déchets au plan local et en offrant de nouveaux services au territoire et à la collectivité : création d’une filière locale de recyclage et de valorisation des déchets organiques, fourniture d’énergie « verte » avec par exemple le développement de réseaux de chaleur et la mise en place d’activités économiques locales. Les projets de méthanisation territoriale sont également des exemples concrets et réussis dans une démarche d’économie circulaire :Ils permettent que les déchets des uns deviennent l’énergie des autres.

Depuis toujours, la filière gaz développe des équipements de hautes performances dans le bâtiment, comme la chaudière gaz à condensation, permettant d’atteindre les exigences posées par la RT 2012 mais aussi la directive éco-conception 2009/125/CE entrée en vigueur le 26 septembre 2015 pour les systèmes de chauffage centralisé à partir d’une chaudière (voir sur la position de Coénove sur la Révision de la directive Labelling).

D’ores et déjà, les solutions gaz permettent d’intégrer les énergies renouvelables à travers la conception de chaudière dites « hybrides » ou les PAC gaz. De surcroît, les chaudières à micro-cogénération (dont les piles à combustible), annoncées comme la troisième génération de chaudières gaz, ont la capacité de produire localement, à partir de la même source d’énergie, à la fois de la chaleur et de l’électricité.

 

La filière gaz contribue également au développement de filières nouvelles, comme la méthanisation et la production d’hydrogène.

La croissance verte est un mode de développement économique respectueux de l’environnement. Elle concerne les éco-activités (assainissement de l’eau, recyclage et valorisation énergétique des déchets, dépollution des sites, énergies renouvelables) mais aussi les secteurs traditionnels (transport, agriculture et bâtiment).

 

La filière gaz emploie actuellement 165 000 personnes réparties sur tout le territoire national. La filière biogaz emploie aujourd’hui directement 1 700 personnes. On estime à 16 000 le nombre d’emplois d’ici à 2020 (emplois directs et indirects) pouvant être créés par la filière

L’électricité est généralement présentée comme une énergie propre ou décarbonée car issue de la production nucléaire. Or, cette affirmation est un peu hâtive : l’électricité est une énergie secondaire, qui ne se stocke pas à grande échelle, à des conditions économiques raisonnables et dont la production doit être en permanence ajustée aux consommations. Si c’est bien l’énergie nucléaire faiblement carbonée qui constitue la base des moyens de production sollicités, lors des pointes de consommation notamment en hiver, l’électricité consommée va être produite à partir de centrales thermiques en France ou à l’étranger. Celles-ci fonctionnent en majorité au charbon, au gaz ou au fioul et émettent sensiblement plus de  gaz à effet de serre que le nucléaire. Ainsi, la contribution marginale de l’électricité aux émissions de CO2 atteindrait même, selon les évaluations de RTE et de l’ADEME, 500 à 600 grammes par kWh.  

Leur production est variable : le reproche le plus répandu formulé à l’encontre des énergies renouvelables électriques est leur caractère intermittent ne permettant pas de répondre à l’équilibre offre-demande du système électrique. Pour autant, il est possible de dépasser cet écueil et de s’assurer du développement pérenne des EnR en faisant appel à une énergie flexible et adaptable, le gaz. L’énergie gaz, disponible en continu, adaptée aux usages intensifs et saisonniers, est ainsi la mieux à même de compenser l’intermittence des énergies renouvelables électriques par le recours aux centrales à cycle combiné. Demain, la conversion d'énergie électrique renouvelable en gaz combustible (« Power to gas ») permettra son stockage grâce à sa transformation en hydrogène ou en méthane de synthèse, pour être injecté dans les réseaux de gaz naturel  existants. 

Toutes les énergies fossiles ne sont pas identiques : l’appellation « énergie fossile » continue à être associée indistinctement à l’énergie gaz comme aux autres énergies conventionnelles (charbon, fioul). Mais cette assertion ne tient pas compte des  spécificités de l’énergie gaz et de  ses nombreux avantages sur le plan environnemental et économique. En plus de ses qualités intrinsèques (abondant, stockable, disponible en continu sur l’ensemble du territoire), le gaz est de loin l’énergie conventionnelle la plus respectueuse de l’environnement  sur le plan des GES et des particules. Cette caractéristique permet de plus le développement de solutions toujours plus performantes, dans la foulée du développement de la chaudière à condensation. Meilleur allié des énergies renouvelables, le gaz dispose également d’infrastructures capables de s’adapter aux ressources renouvelables permettant le développement de solutions énergétiques durables. 

Le nombre important de chauffages électriques directs dans le parc installé en France rend la consommation d'électricité française très sensible au climat. On parle alors de thermo-sensibilité du réseau électrique. La moitié de la sensibilité de l’Europe au climat est causée par la thermo-sensibilité de la France. En hiver, les pics de consommation engendrent notamment des risques de blackout dus à la surcharge d’alimentation et une augmentation du prix de l’électricité.

Afin de limiter la thermo-sensibilité du réseau électrique, il faut réduire les besoins de chauffage : isoler les logements chauffés à l’électricité, limiter la croissance du parc électrique, soutenir le développement de technologies produisant de l’électricité autoconsommée ou réinjectée dans le réseau comme la micro-cogénération, développer les chaudières hybrides préférant le gaz en hiver et la PAC en mi-saison.

C’est l’énergie primaire qui est le seul mode de comptabilisation des consommations reflétant la totalité de l’énergie consommée : sur le lieu d’utilisation, mais aussi en prenant en compte les pertes nécessaires à la production et au transport d’énergies secondaires comme l’électricité. Il est coutumier d’entendre dire que dans la mesure où les factures d’énergie sont exprimées en énergie finale et que le consommateur raisonne donc en énergie finale, il est nécessaire de définir ainsi les objectifs environnementaux. Pour ces mêmes observateurs, la RT 2012, exprimée en énergie primaire, serait donc « inintelligible pour le citoyen ». Il y a ici une certaine confusion volontairement entretenue. En effet, l’objectif final des réglementations thermiques et des indicateurs environnementaux est de rechercher une performance énergétique sur le long terme et de rendre compte de la manière la plus objective de la qualité des transformations énergétiques. 

Vous pouvez directement nous laisser un message via le formulaire de contact, accessible ici.

Vous pouvez également nous contacter par courrier à cette adresse : 8 terrasse Bellini 92800 Puteaux, ou par courriel : contact@coenove.fr.

La question du choix entre énergie primaire (ressources prélevées sur la planète) ou énergie finale (ressources utilisées par l’usager) pour calculer la consommation énergétique d’un logement est un débat voulu exclusivement par la filière électrique. Le critère est bien entendu essentiel pour les futures réglementations et il est évident qu’il faut compter en énergie primaire dans un souci d’économie et d’environnement. C’est ce que font aujourd’hui les autorités françaises et européennes. Mais ce critère évident est défavorable à l’électricité qui est une énergie obtenue par transformation.

Energie primaire et énergie finale : vue du compteur ou vue de la planète ?

L'énergie finale (kWh Ef) correspond à l'énergie consommée par l'occupant d'un logement. Elle est comptabilisée aux compteurs et sert de base à la facturation.

L'énergie primaire (kWh Ep) est l'énergie contenue dans les ressources naturelles, avant une éventuelle transformation. Elle tient également compte (en plus de l'énergie finale consommée) de l'énergie nécessaire à la production, au stockage, au transport et à la distribution de l’énergie finale. L’Énergie Primaire est la somme de toutes les énergies nécessaires à l’obtention d’une unité d’énergie finale, dont le prix reflète notamment l’ensemble des pertes tout au long du processus de transformation et d’acheminement.

2.58 unités d’énergies pour produire 1 unité d’énergie électrique

L'électricité n’est pas une énergie primaire. Elle n’est pas naturellement disponible (contrairement au gaz par exemple). Elle doit donc être produite en transformant une ressource naturelle (uranium, gaz, fioul charbon, vent, énergie lumineuse). Cette production consomme elle-même de l’énergie, de même que son transport sur le lieu d’utilisation. Ces différentes pertes liées à la transformation de l’énergie primaire sont intégrées dans un coefficient de conversion. Conventionnellement, le coefficient de conversion de l'électricité en France est de 2,58 (il est de 1 pour le gaz naturel). C’est-à-dire qu’il faut 2.58 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie électrique finale.

Lorsqu’on évalue la consommation énergétique d’un logement, il y a donc une différence considérable selon que l’on calcule en énergie primaire ou finale. Autrement dit, en énergie finale, la consommation électrique est divisée par 2,58 (et ne reflète donc pas la consommation réelle d’énergie).

Compter en énergie finale conduit également à ne pas tenir compte des sources d’énergie utilisées pour la production d’électricité. Ainsi, dans ce mode de calcul, 1 kWh électrique produit à partir du solaire équivaut à 1 KWh électrique produit à partir du charbon, ce qui est un non-sens environnemental.

Le choix de la Réglementation Thermique (RT) française et des directives européennes

Logiquement et en accord avec la directive Européenne sur la performance énergétique des bâtiments, la RT 2012 a choisi de traiter également toutes les énergies. L’énergie primaire est en effet le seul indicateur pertinent traduisant la consommation des ressources de la planète.

Les directives européennes relatives à l’écoconception des produits consommateurs d’énergie et l’étiquetage de leurs performances énergétiques sont également exprimées en énergie primaire afin d’établir une base commune de comparaison entre les différents vecteurs énergétiques et permettre la comparaison de plusieurs équipements assurant la même fonction.

La filière électrique tente de remettre en cause le coefficient de conversion de l’électricité, qui lui est d’après elle, défavorable (voir « énergie primaire ou énergie finale »). Pourtant, avec un coefficient conventionnel de 2,58, la France se situe dans la moyenne européenne (2,5), bien que son mix énergétique soit aujourd’hui plutôt proche d’un coefficient 3.

Pourquoi un coefficient de conversion ?

L'électricité n’est pas naturellement disponible dans la nature, comme d’autres sources d’énergie. Elle doit donc être produite en transformant une ressource naturelle (uranium, gaz, fioul charbon, vent, énergie lumineuse). Cette production consomme elle-même de l’énergie, de même que son transport sur le lieu d’utilisation.

Pour calculer cette « perte », il faut multiplier l’unité d’énergie finale (celle qui arrive à l’utilisateur) par un coefficient qui prend en compte toute l’énergie consommée pour produire et transporter cette énergie finale.

Conventionnellement, le coefficient de conversion de l'électricité en France est de 2,58 (il est de 1 pour le gaz naturel). C’est-à-dire qu’on considère qu’il faut 2.58 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie électrique finale.

Un coefficient largement sous-évalué en France

Pour comparer les performances énergétiques des systèmes de chauffage, de climatisation ou de production d’eau chaude, il est nécessaire de comparer le volume d’énergie primaire consommé par chacun de ces systèmes.

Pour cela, il faut utiliser un coefficient de conversion qui transforme l’énergie électrique consommée en énergie primaire. Comme indiqué plus haut, ce coefficient est conventionnellement de 2.58 en France.

Toutefois, ce coefficient est en réalité aujourd’hui plus proche de 3, compte-tenu d’un outil de production national essentiellement nucléaire, dont le rendement est inférieur aux centrales thermiques classiques.

Bien entendu, ce coefficient de conversion de l’électricité devra évoluer pour tenir compte de l’évolution du mix de production électrique en France et du rythme de développement de la part des EnR, conformément aux objectifs de la loi de transition énergétique pour une croissance verte du 17 août 2015.

Comment sont utilisées les chaudières actuelles ?

Les chaudières individuelles gaz peuvent être simple service (chauffage) ou double service (chauffage et eau chaude sanitaire). Dans ce dernier cas, elles peuvent produire l'eau chaude sanitaire (ECS) de façon instantanée/micro-accumulée, ou en étant associée à un ballon de stockage.

 

Quelle est leur puissance ?

La production d'un service d'eau chaude de qualité nécessite soit une puissance de l'ordre de 24 kW (en micro-accumulation), soit un ballon d'accumulation de 100 à 150 l. La puissance chauffage, quant à elle, varie de 6 à 12 kW.

En immeuble collectif chauffé individuellement au gaz, pour des raisons d'encombrement, le choix se porte plutôt sur une chaudière double service à micro-accumulation d'environ 24 kW.

 

Y-a-t-il une « surpuissance » par rapport aux exigences de la RT 2012 ?

La question de la puissance des chaudières individuelles gaz n’est pas chose nouvelle. Depuis la mise en application du label BBC (Bâtiment Basse Consommation), les besoins de chauffage des bâtiments ont fortement diminué. Depuis 2010, plusieurs essais et simulations ont été réalisés au CETIAT (Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques) et au CRIGEN (Centre de recherche et d’innovation Gaz et énergies nouvelles du groupe ENGIE).

Les plus récents ont donné lieu à un rapport daté de décembre 2015 qui a permis de montrer que la puissance des chaudières individuelles gaz demeure bien adaptée aux faibles besoins de chauffage des bâtiments RT 2012.

 

Qu’en est-il de la performance à faible charge et a-t-on connaissance de contre-références ?

La performance à faible charge (30% de leur puissance maxi) de ces chaudières est en fait plus importante que leur performance à puissance maxi. Des chaudières individuelles gaz à très forte modulation de puissance (1 à 10) existent également sur le marché. Les gains annuels supplémentaires obtenus avec ces chaudières seraient de 0,4 à 3,5% selon les essais réalisés au CETIAT.

Par ailleurs, il n'est pas apparu de contre-référence en confort ou en surconsommation liée à cette problématique alors que le label BBC existe depuis près de 10 années et que la RT 2012 est appliquée depuis 3 années.

 

Le coût d’une chaudière n’est-il pas lié à sa puissance ?

Le coût des chaudières individuelles gaz n'est pas directement proportionnel à leur puissance ; une chaudière de 24kW a ainsi un faible surcoût par rapport à une chaudière de 14kW.

 

 

Conclusion : la chaudière individuelle gaz est tout à fait adaptée aux logements  RT 2012 :

  • en chauffage seul (3 à 11 kW) associée à une solution de production d’ECS renouvelable (CET, solaire thermique) pour la maison individuelle ;
  • ou double service pour le  logement collectif.