Des actions énergétiques et environnementales dans le bâtiment

Elargir l’approche environnementale des énergies à l’ensemble du bâtiment tout au long de son cycle de vie, permettant de s’orienter vers des choix judicieux dans l’intérêt général 

Pour définir de façon pertinente le bâtiment performant de demain, il est nécessaire de ne pas limiter l’évaluation de l’impact environnemental aux seules consommations d’énergies de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Il convient  d’élargir cette approche à l’échelle du bâtiment à tous les usages énergétiques et ce, dès sa phase de construction afin d’orienter les décisions vers les solutions ayant le plus faible impact (voir l'Analyse Coénove : Impact de la RT 2012 dans le logement neuf). Afin d’optimiser un projet de construction ou d’éco-quartier, une approche fondée sur l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) du bâtiment permet par exemple, de rendre compte de l’ensemble des impacts énergétiques et environnementaux (de la construction à la déconstruction).

Préalablement, la définition d’une méthode partagée et consensuelle d’évaluation du contenu en CO2 de l’énergie électrique s’impose. C’est la garantie d’une transition énergétique répondant à l’intérêt général.

 

Poursuivre la mise en place de réglementations énergétiques et environnementales ambitieuses, dans les bâtiments neufs et la rénovation du parc existant. Réalistes et incitatives aux économies d’énergie, ces réglementations doivent couvrir l’ensemble des usages énergétiques et encourager les solutions présentant le meilleur rapport performance environnementale/coût.

Pour inscrire la France de manière pérenne sur le chemin de l’excellence environnementale, la mise en place de normes énergétiques et environnementales ambitieuses est essentielle, en particulier pour la réglementation thermique (RT) des bâtiments, avec une approche élargie à l’ensemble des consommations du bâtiment ; en effet les consommations spécifiques d’électricité des logements neufs représentent le premier poste de consommation en énergie primaire, loin devant les postes chauffage et production d’eau chaude sanitaire.

 

Répartition de la consommation d’énergie primaire dans le neuf en kWhep/m2

Consommations en kWhep/m2.an 

 

 

Compte tenu des parts de marché des différentes énergies en construction neuve, l'électricité représente 75 % de la consommation d’énergie des logements neufs en 2014. L'analyse Coénove mentionnée révèle en premier lieu que les usages non réglementés (cuisson, électro-ménager, audiovisuel, multimédia…)  pèsent aujourd’hui davantage que les usages « réglementés » (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires). ’Dans une approche « tous usages », la consommation d’énergie des logements est constituée à 75 % d’électricité, à 19 % de gaz naturel et à 6 % de bois, fioul ou réseau de chaleur (2 % chacun). Dans un périmètre limité aux 5 usages de la réglementation thermique, l’électricité représente encore 51 % de l’énergie consommée.

 

 

Répartition de la consommation d’énergie primaire dans le neuf en 2013

Dans ce cadre, il est impératif de raisonner en énergie primaire, seule méthode permettant de mesurer précisément l’impact sur le prélèvement des ressources. Le calcul en énergie primaire prend en compte à la fois l’énergie finale utilisée par les occupants d’un bâtiment, mais aussi l’énergie qu’il a fallu consommer pour sa production et son transport.

 

Déployer les solutions d’efficacité énergétique active, basées sur la régulation et le pilotage des systèmes

Les solutions d’efficacité énergétiques actives pour la gestion du chauffage et de l’eau chaude sanitaire sont des alliés naturels de l’énergie gaz et de toute approche "performantielle" de rénovation ou de construction d’un bâtiment. L’installation d’une régulation de chauffage performante, de robinets thermostatiques et de thermostats programmables offrent en effet des résultats significatifs en termes d’économies d’énergie pour un investissement réduit.