Plan d’électrification : le mieux est parfois l’ennemi du bien

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Telle une solution divine, certains proclament « Urbi et orbi » qu’un grand plan d’électrification des usages serait en préparation et que ce serait la réponse magique à tous nos problèmes. Certes, en France, nous avons la chance d’avoir une électricité décarbonée mais n’envisager la transition énergétique que par la seule électrification massive, ce serait entrevoir les choses par le petit bout de la lorgnette, en oubliant dangereusement l’essentiel : l’électricité ne se stocke pas facilement, ne peut pas couvrir l’ensemble des usages et ne représente que près de 30% de l’énergie finale consommée.

Il faut donc revenir à une vision holistique de la programmation énergétique de notre pays en sortant du manichéisme ambiant et des oppositions stériles entre les vecteurs énergétiques ou entre tel ou tel mode de production.

Le mieux est parfois l’ennemi du bien : plutôt que de vouloir tout électrifier au risque de mettre en tension l’ensemble du système et d’impacter fortement le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises, essayons plutôt de planifier intelligemment en commençant par prioriser les usages les moins thermosensibles tels que l’approvisionnement des data-centers et de certains secteurs industriels.

Au lieu d’un plan d’électrification, réducteur et risqué, il nous faut à l’inverse relancer un plan ambitieux de baisse des consommations (sobriété, efficacité énergétique, rénovation des bâtiments, …), tout en accélérant la production locale d’énergies vertes (électrons, molécules de gaz verts, …) et en renforçant nos réseaux et les coopérations européennes. En énergie comme ailleurs, il n’est jamais bon de tout miser sur un seul cheval alors faisons rimer planification avec maîtrise des consommations, diversification, hybridation et interconnexions.

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