Le biogaz, une carte maîtresse pour la souveraineté et l’indépendance énergétiques
Publié le| Alors que le Salon International de l’Agriculture vient de fermer ses portes, il est plus que jamais nécessaire de soutenir nos agriculteurs et de saluer leur engagement. Aider nos agriculteurs, c’est aussi leur apporter des solutions pour pérenniser l’équilibre économique de leurs exploitations, réduire le recours aux engrais chimiques et recycler les déchets.
La méthanisation agricole apporte ces multiples services en recyclant une grande partie des déchets agricoles et agroalimentaires, en libérant des revenus complémentaires issus de la valorisation du biogaz et en générant également un co-produit très utile, le « digestat », qui remplace une partie des engrais chimiques importés. Les gaz verts sont donc au cœur des questions agricoles, énergétiques, économiques et géopolitiques, avec une énergie produite en France, non intermittente, stockable et renouvelable. Après la publication de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie), la filière attend maintenant l’annonce d’une trajectoire post-2028 des Certificats de Production de Biométhane et la reconnaissance du rôle décarbonant des gaz verts dans les Règlementations Environnementales et les DPE (Diagnostics de Performance Energétique). En Allemagne, la loi vient d’évoluer pour favoriser la liberté de choix des modes de chauffage, la neutralité technologique et la valorisation des gaz verts dans le secteur des bâtiments. Les Allemands pourront ainsi installer de nouvelles chaudières à gaz qui devront pouvoir fonctionner avec un taux de gaz vert qui ira croissant. Cette intégration progressive de biométhane est une bonne façon de donner sens à la transition énergétique, de la fourche à la chaudière, du producteur local d’énergie verte au consommateur de proximité. Valoriser les gaz verts dans les chaudières est également un moyen de répondre positivement à la Directive européenne sur la Performance Énergétique des Bâtiments (DPEB) et de se conformer à l’Accord de Paris qui prévoit une sortie progressive des énergies fossiles, d’ici 2050. En 25 ans, avec la réduction des consommations (sobriété, efficacité énergétique,…), nous pourrons substituer tout le gaz fossile importé par des productions locales de biogaz. Les gaz verts constituent donc une carte maîtresse pour la souveraineté et l’indépendance énergétiques de la France et de l’Europe : utilisons la pleinement ! La newsletter complète est à consulter 👉 ici.
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