Quelques idées reçues sur la place du gaz dans le système énergétique français

Les essentiels sur la transition énergétique | Quelques idées reçues sur la place du gaz dans le système énergétique français

Après la publication de l’étude « Futurs énergétiques 2050 » de RTE, largement reprise dans les commentaires, Coénove constate une nouvelle fois que la politique énergétique de la France se résume à une question de mix électrique ! Ces scénarios sont centrés sur le vecteur électrique sans explorer, de façon objective, le réel potentiel de l’ensemble des énergies renouvelables et notamment des gaz renouvelables.

Plus généralement, les récentes décisions législatives et réglementaires concernant l’énergie ont montré une forme de méconnaissance (voulue ?) sur certaines questions relatives au gaz. « Faible contribution au mix énergétique », « énergie fossile de transition », … de nombreuses idées reçues circulent ainsi sur l’énergie gaz.

Pour éclairer le débat public sur ce sujet essentiel qu’est la transition énergétique, Coénove a souhaité redresser un certain nombre d’affirmations souvent inexactes.

C’est à travers une série de fiches diffusées sur les réseaux sociaux que Coénove propose de faire œuvre de pédagogie.

À l’heure où des choix essentiels doivent être faits en matière énergétique pour l’avenir de la planète, chacun doit disposer d’éléments factuels et avérés. C’est la condition d’un débat constructif pour réussir la transition énergétique.
Bernard Aulagne - Président de Coénove

Ainsi, pour certains, le gaz n’est qu’une énergie fossile de transition. Faux ! La filière gaz a engagé, depuis les années 2000, la 3ème révolution du gaz pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, rendre le gaz pleinement renouvelable et l’ancrer sur le long terme dans le mix énergétique. La dynamique est enclenchée en valorisant, de plus, les gisements localement disponibles.

Pour d’autres, la pointe de consommation électrique hivernale va disparaître dans les années à venir. Là encore, une affirmation inexacte ! En effet, au plus fort de nos besoins en hiver, l’électricité ne représente que 33 % de leur couverture. C’est grâce à l’apport d’autres énergies, dont les énergies thermiques et plus particulièrement le gaz, que notre pays n’est pas à l’arrêt. Cette pointe hivernale, imputable en grande partie au développement du chauffage électrique, est la principale source de fragilité du système électrique français. Si la politique de rénovation énergétique impulsée ces dernières années va faire baisser les consommations des bâtiments, ces diminutions seront contrebalancées par l’électrification massive des usages, tant dans le neuf que l’existant.

Les pouvoirs publics doivent admettre que le recours à un mix pluriel et diversifié, avec des énergies à terme décarbonées et stockables comme le gaz, est la solution économique la plus soutenable et la plus robuste pour la sécurité d’approvisionnement.

« Le gaz, qui est un gaz de plus en plus renouvelable, doit pouvoir prendre toute sa place dans notre système énergétique. Par sa contribution à décarboner l’énergie, par sa participation à la souveraineté énergétique du pays, s’appuyant de plus sur une filière extrêmement dynamique et innovante, le gaz est un acteur majeur de la transition écologique. Les acteurs, politiques et économiques, œuvrant à cette transition doivent en prendre conscience. C’est une condition essentielle pour parvenir à un nouveau système énergétique réaliste, robuste, soutenable économiquement et conforme aux ambitions écologiques »
conclut Bernard Aulagne.

Voir les fiches sur les 5 idées reçues

  • La politique énergétique de la France, une question avant tout de mix énergétique

    PDF 165,64 Ko
  • L'électrification des usages est la seule réponse à la décarbonation du mix énergétique

    PDF 253,69 Ko
  • La pointe de consommation électrique hivernale va disparaître dans les années à venir

    PDF 177,50 Ko
  • Le gaz n'est qu'une énergie fossile de transition

    PDF 457,61 Ko
  • L'indépendance énergétique gazière en 2050 n'est ni réaliste ni réalisable

    PDF 437,59 Ko