3 questions à Jacques Vandebeulque, Directeur Général Adjoint de Toulon Habitat Méditerranée
Publié leÀ l’occasion du Congrès Hlm 2026 de l’Union sociale pour l’habitat, Coénove a eu l’opportunité d’échanger avec un bailleur social distingué lors de la cérémonie de reconnaissance des « Bailleurs sociaux engagés gaz vert », une initiative lancée et portée par Coénove.
Pouvez-vous nous présenter votre organisme et nous expliquer quels sont aujourd’hui vos principaux enjeux en matière de rénovation énergétique de votre parc ?
Toulon Habitat Méditerranée est le bailleur institutionnel de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. C’est un office public en charge de la gestion d’environ 14 000 logements.
Bientôt centenaire, nous disposons d’un parc important de logements anciens qui a bénéficié ces 10 dernières années d’une réactualisation de ses équipements techniques, et notamment de ses chaufferies dont plus de 30 % d’entre elles ont été remplacées par des équipements issus des nouvelles technologies gaz. Un effort équivalent est à engager au niveau des chaudières individuelles, pour lesquelles actuellement le taux de remplacement n’est que de 15 %.
Vous avez été récompensés lors du récent Congrès Hlm de l’USH dans le cadre de la démarche « Bailleurs sociaux engagés gaz vert », pouvez-vous nous partager votre initiative ?
Engagés dans une démarche de décarbonation de notre activité, nous avons souhaité bénéficier de la production de gaz vert pour déployer notre logique d’entreprise respectueuse de son environnement. Actuellement, encore peu ambitieuse avec 10 % de notre consommation, pour ne pas impacter trop fortement les charges de nos résidents, nous espérons augmenter ce taux, au fur et à mesure de l’évolution des coûts, mais également grâce aux économies de gestion réalisées.
Dans un contexte marqué par une électrification croissante des usages dans les logements, en quoi les gaz verts vous semblent être une solution pertinente dans la stratégie de décarbonation de votre patrimoine ?
C’est une démarche complémentaire qui permet à des équipements gaz récents d’être prolongés dans leur usage tout en réduisant la consommation de gaz fossile, et donc de préserver l’environnement. De plus, c’est une technologie qui accepte facilement l’hybridation, soit avec des pompes à chaleur, soit avec la géothermie. Nous allons d’ailleurs tester une première démarche d’hybridation avec pompes à chaleur sur un groupe Seynois.
Enfin, cela permet de diversifier les sources d’énergie et d’économiser l’électricité pour les activités de transport de l’avenir.

